Le Canton fidèle à sa réputation

Aucun joueur près du par après la première ronde.

Sans surprise, le Canton a montré les dents lors de la première ronde du Championnat du Club, si bien que seulement six joueurs ont brisé le par Québec, c'est-à-dire 80. Dans de grands vents et sur des verts beaucoup plus rapides qu'à l'habitude, plusieurs ont trébuché et le meilleur score de la journée fut un 76, gracieuseté de Raphaël Champagne. "Le vent compliquait définitivement la tâche sur certains trous." a commenté le meneur, qui s'en est bien sorti malgré quelques coups de départ erratiques. "J'ai évité les doubles bogeys. Et mon putter a été bon. Je dois seulement être plus constant sur le tertre de départ."

Le champion en titre Gilles Ménard, qui semble toujours être à son meilleur au Championnat du Club, aurait pu joindre Champagne à +4, mais un court roulé raté au 18e l'a relégué au 2e rang, à +5. Il reste toutefois confiant de pouvoir gagner un cinquième championnat: "L'important en première ronde est de rester dans la course. J'ai confiance en mon jeu et je crois pouvoir améliorer mon sort d'ici lundi." Aussi à +5, on retrouve le champion de 2012 et celui qui vient de remporter son deuxième Match-Play consécutif, Tommy Ferron. Ce dernier, reconnu pour sa régularité, n'était pas à son meilleur et un lent départ avec des bogeys au 2e et 3e ont changé son plan de match. "J'ai joué défensif après ces deux bogeys." de dire Ferron. "J'ai fait trop d'erreurs aujourd'hui. Mais heureusement, je suis au plus fort de la lutte."

Un bon départ pour Raphaël Champagne.  

Finalement, également en deuxième place, on retrouve Camille Champagne. Ce dernier a réalisé plus d'oiselets que ses adversaires, mais un putting chancelant lui a enlevé toute chance de s'échapper. "Je devrai définitivement faire mieux sur les verts demain et lundi." a-t-il commenté.

Après avoir frappé la tige sur son coup de départ, l'oiselet n'était qu'une formalité pour Vincent Labrèche.  

Un bizarre deuxième neuf pour Labrèche

Après un horrible premier neuf de 45 pour Vincent Labrèche, ce dernier a démarré en lion son neuf de retour, enregistrant un aigle au 10e. Toutefois, les choses se sont gâtées avec un double bogey au 11e, un bogey au 12e alors qu'il avait une excellente chance d'oiselet et un triple bogey au 13e. "C'était le fond du baril. Rien, mais rien ne marchait." Mais le vent tournait après qu'il eut sauvé un par in extremis au 14e. Il enregistrait des oiselets sur les trois trous suivants, passant tout de réaliser un as au 17e. Il a terminé à 83 et sur le deuxième neuf, il a réalisé tous les scores possibles de l'aigle au triple bogey. "Heureusement que ça s'est bien terminé. Je vais tenter de continuer sur cette lancée et faire une charge demain." a-t-il commenté.

Comtois bousille un excellent départ

Yves Comtois ne pouvait espérer un meilleur début de ronde: des oiselets sur les deux premiers trous. Et après un oiselet au 10e, il se retrouvait à -1, bien installé en tête. C'est alors qu'il s'est mis joué erratiquement et le Canton en a profité pour le rappeler à l'ordre. Il a malheureusement terminé à 79, mais il est toutefois toujours au plus fort de la lutte. "C'est très décevant."

de dire Comtois. "Je me suis mis à rater les verts et mon jeu court m'a carrément laissé tomber. Mais j'ai eu ma leçon et je vais revenir fort demain."

L'enfer pour certains

Comme à chaque année, les difficiles conditions au Championnat du Club nous offrent des scores qu'on voit rarement.

Commençons par François Lebeau qui, suite à des problèmes plus tôt en matinée, est arrivé tout juste pour son départ. Plusieurs bogeys et coups erratiques plus tard, il terminait à 93, son pire score de l'année. "Ça l'a mal débuté et je n'ai pratiquement rien fait de bon." a-t-il commenté. À un certain point, j'avais très hâte que ça finisse."

Il y aussi Marc-André Grenier et Martin Massy qui en ont arraché. Deux des favoris pour remporter la compétition, ils ont remis des cartes de 85 et 84. Grenier avait pourtant bien entrepris le match, mais après un triple roulé au 8e, ce fut l'horreur. "Il n'y avait rien à faire. Je ratais tous mes coups." de dire Grenier. "J'ai beaucoup de travail à faire demain si je veux avoir la moindre chance."

Avec une ronde de 101, on se demande si Normand Beauséjour n'est pas revenu trop vite de sa blessure à la main. Ce fut aussi ardu pour Pierre Sabourin et Marcel Chaput, qui ont enregistré des rondes de 96. Par le passé, ces vétérans nous avaient pourtant habitué à de bonnes prestations lors de ce championnat.

Bref, personne n'est à l'abri d'une mauvaise ronde sur le Canton lorsque le vent se lève...

Malgré un difficile deuxième neuf, Yves Comtois n'est qu'à trois coups de la tête.  

 

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