Des demi-finales qui n'en étaient pas...

Gilles Ménard et Pierre Sabourin ont la vie facile en demi-finale et s'affronteront en grande finale. 

Traînant une vilaine blessure au dos et ne l'ayant pas eu facile lors des 3 rondes précédentes, Pierre Sabourin (#11) avait un autre important test, possiblement son plus important, alors qu'il affrontait Marc-André Grenier, 6e tête de série et très impressionant depuis le début du tournoi, en demi-finale. Favori pour l'emporter dans un duel qui s'annonçait palpitant, Grenier a été varlopé au compte de 5&4 devant un Sabourin solide comme le roc. Dans un vent des plus féroces, Grenier a connu un départ cauchemardesque, perdant les 5 premiers trous. "Je ne sais pas ce qui s'est passé. Je n'étais pas du tout en contrôle de mon jeu. Mes fers étaient mauvais et mon putting ne m'a pas aidé." de dire Grenier, très déçu de sa contre-performance.

Quant à Sabourin, il considère que son début de ronde a été la clef de sa victoire. "Dans les 3 autres matchs, je tirais de l'arrière. Mais aujourd'hui, ce fut le contraire. J'ai eu un gros départ. Et contre un

"C'est plate pour Marc, mais il aura la chance de se reprendre."

joueur explosif comme Marc-André Grenier, qui peut facilement enchaîner les oiselets, c'est ce qu'il me fallait." a-t-il commenté.

Grenier a bien tenté de remonter, mais avoir gagné le 8e, sa balle est allée se cacher sous un arbre hors de l'allée du 9e. Il a réalisé le bogey et perdu le trou. Après avoir perdu le 10e et être tombé 6 en arrière, il a redoublé d'ardeur et remporté les 11e et 12e, se redonnant ainsi un peu d'espoir. Mais Sabourin, qui avait joué lui-même effectué de belles remontées en 1ère et 2e ronde, a fait très mal à Grenier avec un birdie au 13e. Il tombait ainsi dormie avec 5 trous à jouer. Vous connaissez la suite. "C'est plate, s'être rendu aussi pour ensuite connaître un si mauvais match. Mais ça fait partie du jeu. J'ai appris lors de ce tournoi et j'espère que ça portera fruit au Championnat du Club.'' a commenté Grenier avant de quitter les lieux. Sabourin prend donc sa revanche sur Grenier, car celui-ci l'avait éliminé 2e ronde l'an dernier. 

Gilles Ménard semble imbattable depuis le tout début. 

Ménard se moque de Normand Beauséjour

Dans l'autre demi-finale, Gilles Ménard (#4) a poursuivi son travail de destruction en défaisant Normand Beauséjour (#29) au compte de 7&5. Ménard a pris une bonne avance tôt dans le match et Beauséjour n'a pu que constater les dégâts, lui qui n'a pas été aussi solide que lors des matchs précédents. "Je ne l'avais tout simplement pas aujourd'hui. C'était bogey, bogey, bogey. Je n'avais aucun momemtum." de dire Beauséjour. Ménard a remporté 4 des 6 premiers trous, mettant ainsi une pression sur Beauséjour, qui, tout comme Marc-André Grenier face à Sabourin, n'a jamais été dans le coup.

Gilles Ménard, de son côté, était satisfait de son jeu. Celui qui n'avait jamais passé le 1er tour avant cette année fait flèche de tout

bois depuis le début du tournoi: aucun des 4 matchs qu'il a joué n'a dépassé le 16e trou. "Je connais une très bonne saison en général et la chance est de mon côté. J'ai confiance en mon jeu. J'espère que ça poursuivera lors de la finale, mais ça ne sera pas facile, car Pierre est un véritable grinder; il est l'ultime guerrier. Ce sera un grand match."

On l'espère. L'an dernier, Michel Vinet avait triomphé sur Mathieu Bélanger lors d'un des plus grands duels de l'histoire du Montcalm Tour. Sabourin et Ménard sont capables de grandes choses sur un terrain et si l'on se fie à ce qu'ils nous ont montré depuis le début du tournoi, ce sera toute finale. "En tout cas, je serai prêt." de dire Pierre Sabourin.

Une contre-performance au mauvais moment pour Beauséjour. 

 

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